LA SECURITE DES LOCAUX
1 - Le centre de loisirs est un ERP = établissement recevant du public
Les centres de loisirs sans hébergement sont des établissements recevant du public (ERP). A ce titre, ils sont soumis à des règles de sécurité inscrites dans le Code de la construction et de l’habitation. Les ERP sont répartis en type selon la nature de leur exploitation. L’accueil de mineurs en centre de loisirs est prévu dans les établissements de type R.
La réglementation établit une distinction entre les locaux qui reçoivent des mineurs de plus de 6 ans et ceux qui accueillent des mineurs de moins de 6 ans
1-1 - Locaux accueillant les mineurs de six ans ou plus
La charge de la preuve de la conformité des locaux relève de l’organisateur de l’accueil.
Deux cas de figure se présentent :
- lorsque la visite de la commission relative à la sécurité contre l’incendie et les risques de panique dans les établissements recevant du public est exigée par la réglementation, il est demandé à l’organisateur de fournir une copie du procès-verbal de la dernière visite de la commission de sécurité compétente (cf : tableau de périodicité des visites),
- lorsque cette visite n’est pas obligatoire, principalement pour les petits établissements (Type R, 5ème catégorie), les organisateurs fourniront une déclaration sur l’honneur que les bâtiments accueillant les mineurs sont conformes aux exigences de cette même réglementation.
Dans tous les cas, les organisateurs devront se rapprocher des mairies pour disposer d’informations précises.
1-2- Locaux accueillant des enfants de moins de 6 ans
Ils doivent respecter les règles applicables aux établissements recevant du public et sont assujettis à des visites périodiques selon leur catégorie mais ils sont en plus soumis à un régime d’autorisation d’ouverture
L’ouverture des accueils des mineurs de moins de 6 ans est soumise à une demande d’autorisation préalable du préfet de département
Cette demande qui fait intervenir le médecin responsable du service départemental de protection maternelle infantile (PMI) concerne essentiellement les conditions matérielles d’accueil des mineurs.
Un arrêté doit préciser les modalités à remplir pour solliciter cette autorisation
Pour plus d’information , il est conseillé de se rapprocher des services de la PMI afin de connaître le régime applicable
A retenir : toutes les règles de sécurité sont celles contenues dans la réglementation des ERP
Le CL n’est plus soumis à une réglementation spécifique en matière de sécurité des locaux depuis la nouvelle réglementation de mai 2OO2
Cf : textes applicables : l’article L.2324-1 du Code de la Santé Publique
décret n°2002-884 du 3 mai 2002 relatif aux centres de vacances, de loisirs et de placement de vacances accueillant des enfants de moins de 6 ans .JO du 5 mai 2002
2- Le rôle des commissions de sécurité
2-1 La sous- commission départementale des ERP et IGH( Immeubles de grande hauteur)
E
lle tient à jour le fichier des ERP du départementElle établit la programmation des visites
Ses attributions sont étroitement encadrées et limitées aux risques d’incendie et de panique : elle n’a pas compétence pour se prononcer sur la solidité des ouvrages
La sous-commission rend compte de son activité à la Commission Consultative Départementale de Sécurité et d’Accessibilité, présidée par le préfet
Elles sont chargées de donner des avis à l’autorité de police qui est le maire
Les avis sont rendus suite à une visite sur place des locaux
Les prescriptions qui font l’objet d’une vérification sont celles relatives au code de la construction et de l’habitation
Elles sont chargées de : - vérifier si les prescriptions de sécurité sont observées et notamment si les appareils de secours contre l’incendie fonctionnent, si les issues de secours sont bien matérialisées et ne sont pas verrouillées, si le plan d’évacuation en cas d’incendie est bien affiché etc .........
- s’assurer que les organismes de contrôle agrées sont bien
intervenus
Lors de ces visites , l’exploitant est tenu d’être présent
*dans le cas d’un centre de loisirs , il sera demandé au propriétaire ou au gestionnaire
d’être présent lors de cette visite
2-3 La périodicité des visites selon la catégorie des locaux
La catégorie est déterminée en fonction de l'effectif du public pouvant être accueilli dans l'établissement selon les seuils suivants
- 3ème catégorie : effectif du public compris entre 301 et 700 personnes
- 5ème catégorie : effectif du public * inférieur au seuil de classement en 4ème catégorie.
*Pour les centres de vacances : égal ou supérieur à 20 personnes ; 30 sous réserve que le bâtiment comporte au plus deux étages sur rez-de-chaussée.
*Pour les centres de loisirs sans hébergement : ce seuil est porté à 200.
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Périodicité et catégorie |
Etablissements Type R sans hébergement |
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2 ans |
1ère catégorie |
X |
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2ème catégorie |
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3 ans |
1ère catégorie |
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2ème catégorie |
X |
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3ème catégorie |
X |
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4ème catégorie |
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5 ans |
4ème catégorie |
X |
références :
3- Le rôle du maire
3-1 le pouvoir de police administrative
Le maire dispose du pouvoir de police administrative sur tous les établissements recevant du public situés sur le territoire de sa commune
C’est un pouvoir important dans la mesure où il décide de l’autorisation d’ouverture au public des bâtiments
Les commissions de sécurité n’émettent qu’un avis
Les CL doivent donc être dûment autorisés à accueillir du public : mineurs ou majeurs
La décision d’autorisation est formellement prise dans un arrêté municipal
3-2 la responsabilité du maire
Il engage sa responsabilité directe en tant qu’autorité administrative
Il doit veiller à ce qu’un plan de visite soit établi
Il doit vérifier que les commissions de sécurité aient rendus leurs avis
Il doit prendre toute mesure utile si les locaux présentent des risques pour la sécurité de leurs occupants
Deux cas à distinguer : - la commission a rendu un avis favorable assorti ou non de prescriptions : le maire peut autoriser l’ouverture au public ou la poursuite de l’exploitation
- la commission a rendu un avis défavorable : l’exploitant des locaux ne peut poursuivre son exploitation ou ne peut pas ouvrir au public
Le maire , dans la majorité des cas suit l’avis de la commission et prononce une interdiction d’ouverture au public:
Dans cette hypothèse ,le maire prend formellement : un arrêté de fermeture temporaire jusqu’à la réalisation des prescriptions demandées
: un arrêté de fermeture définitif si les locaux ne peuvent faire l’objet d’une mise en conformité
4- Les obligations liées à la sécurité
4-1 La tenue d’un registre de sécurité
L’état des locaux est susceptible d’évolution
Tous les travaux et aménagements ainsi que toutes les vérifications qui ont un rapport avec la sécurité doivent être consignés dans un registre de sécurité
A disposition du propriétaire ou du gestionnaire, il faut que le directeur du CL puisse y accéder en cas d’incident
Ce registre mentionne ,quand elles sont obligatoires, toutes les visites de la commission de sécurité
C’est un document essentiel pour le suivi de la sécurité des locaux
Exemples :: extincteurs, installations particulières à l’intérieur du centre de loisirs
Les appareils nécessitant un entretien ou une vérification périodiques doivent faire l’objet d’un contrat de maintenance
Les extincteurs doivent être vérifiés au moins une fois par an
IL faut également assurer une vigilance particulière sur les installations spécifiques soumises à des contrôles techniques situées dans l’enceinte du CL et sur lesquelles la commission de sécurité n’est habilitée à donner un avis dans le cadre de ses attributions
Exemple : aires de jeux ,installations sportives( toboggan aquatique, cage de hand-ball, portique de basket-ball etc ........
Certaines installations doivent répondre à un cahier des charges détaillé et sont soumises à des normes
Il est important d’attirer l’attention de l’organisateur et du directeur du CL sur des installations qui n’auraient pas fait l’objet de vérifications et qui pourraient présenter une source de danger potentiel pour les enfants
Pour tout renseignement complémentaire , il faut contacter :
La DDJS pour les informations générales
La DDCRF (Direction Départementale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) chargée de contrôler les installations soumises à des normes
La DDASS( Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) compétente pour le contrôle des installations sanitaires et aquatiques